Lorsque je termine un stylo Bic, c’est toujours pour moi un temps d’arrêt et une foule de réflexions et pensées. En passant d’ailleurs, merci au stylo Bic de m’emmener là (encore) car je n’ai que peu de réflexions et pensées !!!
Parce que ce stylo, qui ressemble à tout les autres de cette même marque, est si intemporel, simple, efficace, résistant, robuste, fiable… qu’il semble éternel.
Plusieurs Bic s’éteignent sans qu’on s’en rende compte. On les remplace par un autre trouvé par ci par là. Et puis il y a celui qu’on a dans notre trousse ou attaché à un cahier spécifique. Celui sur qui on compte. Lui, on le remarque plus. On le cotoit tous les jours.
C’est lui qu’on voit tracer une dernière lettre… faiblement, et puis plus rien.
Alors je regarde son bouchon, mordillé parfois ou même absent souvent (car en plus, l’encre de ces stylos ne coule que rarement de manière intempestive ! Bon j’arrête car on va croire que j’ai des actions dans la compagnie BIC) et j’ai un goût d’enfance dans la bouche. Je pense à la mienne mais aussi à celle de mes enfants, d’une pensées à l’autre, leurs devoirs, les miens, les nuits d’étude trop longues et/ou passionnantes, les lignes d’écriture dans mes carnets, les courses que toute la famille note à la volée dans la cuisine… et je ressens beaucoup d’amour pour lui. De la gratitude de marquer ma vie.
D’y tracer une ligne droite ou sinueuse.
Juste d’être là, comme une ligne directrice.
Depuis toute ces années, d’être rester accessible, en prix mais pas que…
De remplir sa fonction en toute simplicité.
Arrêt sur ces petites choses de la vie qui font du bien et qui offre de la hauteur. Avec lesquels on peut faire tellement d’analogie. Qui font sourire. Qui ouvrent le coeur.
C’est décidé, dans une prochaine vie, je serai un stylo BIC !