On peut facilement penser que son diminutif est « temps de crise » ou encore au Québec, « temps de chrisse d’ostie d’côlisse » mais sachez qu’il n’en est rien. Du moins, c’est ce que j’observe.
Le temps de Chrysalide est un espace de vide. Donc un espace de transformation où tout se créé (tout secret). Où tout est en transformation mais où rien n’est encore visible.
Pas confortable…non, non, non….pas confortable !
J’en ai assez, je veux que ça cesse… et MAINTENANT !
Pis je vais où d’abord…même pas certain de le savoir… qu’est ce que je vais devenir ?
Cet état, ce temps de chrysalide, nous le connaissons tous et selon notre âge, l’avons déjà vécu plusieurs fois dans notre vie.
Quand on regarde la vie du papillon, on sait ce qui va se passer pour lui après cette période de transformation. On n’a aucun doute. On devient des pom-pom girl de papillon « Go! Go! Go! Chrysalis ! GO!» mais quand c’est à notre tour de traverser cet état, tout est embrouillé et le doute s’installe souvent quant à notre capacité d’en sortir avec deux magnifiques ailes multicolores.
Un temps angoissant…OUI
Un temps brumeux…. OUI
Un temps infini… OUI
Et en même temps, fondent dans cette espace les anciens repères qui ne fonctionnent plus et y naissent les nouveaux.
La Chrysalide ne peut pas être ouverte prématurément.
J’aime cette image de dissolution presque totale de la chenille avant que le papillon ne se forme.
On a besoin de ce temps de flottement où les certitudes sont suspendues.
Pourquoi ???
Parce qu’on est ici dans un espace sécurisé et libre dans le sens où tout est maintenant de nouveau possible.
Un vide qui offre l’émergence de quelque chose de nouveau. Une nouvelle forme, un nouvel état.
Tenter de fuir, de forcer la transition, de revêtir un nouveau déguisement pour se soustraire à la situation, c’est interrompre le processus.
C’est donc tuer ce qui est en train d’émerger et qui, bientôt (oui ! c’est certain) sera déployé.
Ce temps est le trésor dont on a besoin pour vivre une grande transformation dans notre vie. Quelle qu’elle soit, au singulier ou au pluriel.
@toutlemonde, comment navigues-tu dans le vide de ton temps de chrysalide ?
Tu te sens chenille, en chrysalide ou jeune papillon t tu a envie ou besoin d’être accompagné.e dans cette traversée?